31 juillet 2008

Des envies de groseilles...

Depuis que j'ai feuilleté le livre sur les tartes d'Eric Kayser à la bibliothèque gourmande de la Chassagnette, j'ai des envies de groseilles (il n'y a qu'à voir la couverture du livre pour comprendre)... Et c'est au marché, dimanche dernier, que j'ai fini par trouver mon bonheur : des groseilles brillantes et translucides, absolument irrésistibles ! Je suis donc rentrée les bras chargés de belles grappes rouges rubis, prête enfin à les cuisiner.

Pour sublimer les groseilles et composer avec leur goût acidulé, j'ai opté pour deux recettes. Dans la première (celle d'Eric Kayser), les groseilles ornent un gâteau au thé vert Matcha et lui donne l'allure d'un joyau. Dans la seconde, en petites tartelettes, les groseilles se font plus discrètes et disparaissent sous un nuage de meringue, révélant leur présence au dernier moment...

Gâteau précieux aux groseilles et au thé vert Matcha


Dans le livre d'Eric Kayser, il est question de "tarte aux groseilles et au thé vert Matcha", mais vu l'épaisseur de la mienne (3 cm), j'ai préféré lui donné le titre de "gâteau". Les quantités indiquées dans la recette initiale étant par ailleurs un peu trop conséquentes à mon goût (10 blancs d'oeufs !), je les ai réduites de moitié, le moule utilisé faisant 20 cm de diamètre. Cependant, pour retrouver l'effet "tarte", je pense qu'il est encore possible de diviser ces proportions par deux ou d'utiliser un moule deux fois plus grand en doublant alors les quantités de groseilles ! A vous de trouver la bonne combinaison ;-) 

Ingrédients

Pour un moule à charnière de 20 cm de diamètre.

* 150 g de beurre doux
* 5 blancs d'oeufs
* 150 g de sucre glace
* 65 g de poudre d'amandes
* 65 g de farine
* 1 cuillère à café de thé Matcha (2 selon les goûts) + un peu pour la déco
* 200 g de groseilles
* 1 cuillère à soupe de gelée de groseilles
...

1 ~ Préchauffez le four à 170° C. 2 ~ Dans une casserole, faites fondre le beurre jusqu'à ce qu'il prenne une joli couleur de noisette. Ôtez-le immédiatement du feu. 3 ~ Dans une jatte, fouettez les blancs d'oeufs avec le sucre glace. Ajoutez la poudre d'amandes, la farine et le thé vert. Mélangez puis versez le beurre fondu encore chaud, tout en remuant. 4 ~ Versez dans le moule aux 3/4 de la hauteur environ. 5 ~ Enfournez pendant 30 minutes. 6 ~ Sortez du four et laissez refroidir. Cette étape est importante car le gâteau est bombé à la sortie du four. En refroidissant, il va redescendre et se solidifier. L'idéal est donc de laisser le gâteau refroidir à l'air ambiant et de le placer ensuite 1 heure (minimum) au réfrigérateur pour qu'il se solidifie et constitue une bonne base pour la garniture à venir.  7 ~ Egrappez les groseilles et mélangez-les à la gelée préalablement liquéfiée à feu doux dans une petite casserole. 8 ~ Répartissez sur la pâte et saupoudrez de thé vert Matcha. 9 ~ Placez de nouveau le gâteau au réfrigérateur afin que les groseilles se figent avec la gelée. 10 ~ Démoulez le gâteau et servez-le bien frais !

Tartelettes enchantées aux groseilles meringuées


Cette recette-là me vient de Barbara, une amie suisse que je salue au passage...

Ingrédients

Pour un moule à tarte de 28 cm de diamètres ou 6 petits moules à tartelettes.

Pour la pâte brisée :

* 200 g de farine
* 100 g de beurre
* 8 cl d'eau glacée

Pour la meringue aux groseilles :

* 3 blancs d'œufs très frais
* 140 g de sucre en poudre
* 250 g de groseilles égrappées
* 60 g de poudre d'amandes ou de noisettes (selon les goûts)
...

1 ~ Préparez la pâte à l'aide d'un robot en travaillant la farine et le beurre jusqu'à obtention d'un mélange sableux. Ajoutez l'eau glacée par petit peu et pétrissez le moins possible. Arrêtez dès que la pâte forme une boule et réservez au frais pendant 30 minutes. 2 ~ Abaissez la pâte sur 3 mm d'épaisseur et garnissez-en le(s) moule(s). Piquez la pâte et couvrez-la de papier sulfurisé puis recouvrez de billes de céramiques ou de haricots secs. 3 ~ Faites cuire à blanc pendant 10 minutes à 160° C. Enlevez ensuite le papier et les billes et poursuivez la cuisson 5 minutes seulement. Sortez le moule du four et baissez la température à 100°C.
4 ~ Montez la meringue en fouettant les blancs d'œufs en neige (toujours à l'aide du robot ou d'un batteur électrique). Quand ils sont presque fermes, ajoutez le sucre petit à petit tout en continuant de fouetter. Arrêtez une fois que les blancs sont devenus très fermes et brillants. 5 ~ Ajoutez enfin les groseilles et mélangez délicatement. 6 ~ Répartissez la poudre d'amandes ou de noisettes sur le fond de tarte et terminez par la meringue aux groseilles. 7 ~ Faites cuire à four doux (100° C) pendant 30 à 40 minutes. La meringue ne doit pas se colorer ou à peine. Elle doit être légèrement craquante à l'extérieur et très fondante à l'intérieur. 8 ~ Laissez refroidir et rajoutez éventuellement une petite grappe de groseilles pour la déco !

23 juillet 2008

Pérégrinations camarguaises


Déploiement d'images en terre arlésienne

Ça a du bon d’avoir une petite sœur nomade. Grâce à elle nous voyons du pays. Après Leuven (en Belgique), nous voici donc rendus en famille à Arles, dans le sud de la France, pour découvrir la nouvelle vie de la sœurette. Le moment était plutôt bien choisi puisque notre arrivée coïncidait tout juste avec l’ouverture des Rencontres d’Arles (ce n'était pas un hasard, mais presque !).

Beaucoup de festivités donc au programme, à commencer par
la nuit de l'année qui nous a permis de découvrir la ville de nuit, au fil de déambulations nocturnes dans les rues arlésiennes. Durant les 6 jours qui ont suivi, nous avons continué notre parcours à travers la ville au hasard des expositions
photos se trouvant, pour certaines dans des lieux chargés d'Histoire et pour d'autres dans des espaces tout à fait surprenants comme le Parc des Ateliers. La suite en images...


C'est à Christian Lacroix, célèbre couturier et créateur, que l'on doit le choix des photographes invités cette année puisque c'est à lui qu'à été confiée la programmation de l'édition 2008. Parmi eux, des grands noms de la mode comme Richard Avedon, Paolo Roversi et Peter Lindbergh, mais beaucoup venus d'autres horizons aussi.
Pour les habitués de ces Rencontres, le résultat est parait-il inattendu. Pour moi qui n'ai aucun élément de comparaison, il est tout simplement admirable.


Je vous laisse vous faire votre petite idée par vous-même en vous livrant les noms des quelques photographes qui m'ont le plus touché ainsi qu'une brève description de leurs œuvres :

* Grégoire Alexandre / ? Was it a car or a cat I saw ?
Images fantasmatiques où se confrontent les échelles, le blanc et la couleur, le vide et l'accumulation, le naturel et l'artifice.

* Françoise Huguier / Kommunalka
Fruit d'un travail qui a duré 7 ans au coeur des appartements communautaires de Saint-Petersbourg en Russie.

* Patrick Swirc / Lettre à Claire
Pendant plus de deux mois, Patrick Swirc a écrit une lettre sous forme d'un journal intime en réalisant une photographie par jour, à l'intention de Claire, femme aimée et partie, avec l'espoir non dissimulé d'une reconquête.

* Tim Walker / Images du pays des merveilles
Les images de Tim Walker réveillent des souvenirs enfouis et des mondes enchanteurs, comme celui du Chat de Chester d'Alice au pays des merveilles...

Et parmi les jeunes talents :

* Pieter Hugo / Des hyènes et des hommes
Cette série de photos a été créée lors d'un séjour au Nigeria avec une troupe de dompteurs et leurs hyènes, singes et serpents, domestiques.

* Ethan Levitas / Untitled - This is just to say
Photographies depuis 2004 du métro à New-York. Ethan Levitas photographie les trains comme des sujets individuels dont la "vie" et les "expressions" portent la marque d'une époque et d'un lieu particulier.

* Stefanie Schneider / 29 Palm, CA
La photographe allemande explore et illustre les rêves et fantasmes d'une communauté résidant sur un terrain de caravaning en plein désert californien. La lumière et le paysage désertique crééent une réalité imaginaire à laquelle sont confrontés et où se mêlent souvenirs, rêves et réel.


Pause gourmande à la Chassagnette

Les découvertes de ces derniers jours ne s'arrêtent pas à la photographie... A une vingtaine de kilomètres d'Arles, sur la route de Sambuc en pleine Camargue, nous avons trouvé un lieu polyvalent et enchanteur comme je les aime. Restaurant, Jardin, Potager bio, Cours de cuisine et Bibliothèque gourmande... C'est la Chassagnette dont voici quelques photos :


La cuisine proposée ici est concoctée par Armand Arnal, un jeune chef qui puise son inspiration dans le jardin et le potager qui l'entourent.


A la fois rustique et raffinée, la cuisine (comme le service) est sans prétention. A la carte, des plats frais et inventifs aux notes florales et aromatiques ainsi que des produits de l'agriculture camarguaise comme le riz ou le taureau. Dans ce cadre champêtre, loin de toute agitation, la succession des plats donne au repas des allures de banquet et en font un pur moment de délectation...


Pour moi ce sera le menu du midi avec : crayons en vinaigrette - condiment noix et parmesan (en entrée), seiche aux olives et safran accompagné de riz rouge de camargue (en plat) et tourte de blette à la niçoise - confiture de tomate vanillée (en dessert).







Rêve'riz dans les rizières de Camargue

Un peu plus loin, sur la même route, se trouve le Musée du riz du Petit Manusclat. C'est là une étape incontournable de tout voyage en Camargue... surtout après s'être attablé à la Chassagnette où sont servis en accompagnement le fameux riz rouge et les galettes de riz soufflé.
A notre arrivée, on est accueilli par Robert Bon, conservateur du musée en personne. Aux découvertes de ces derniers jours s'ajoute donc cette belle rencontre.

Chez les Bon, le riz est une histoire de famille puisque c'est Joseph (le père) qui a créé la société, autrefois dénommée Bongran et rebaptisée Heureuse Camargue, à l'origine du riz biologique en France. 
Robert (le fils) a pris la relève en dirigeant à son tour la société. 
Aujourd'hui responsable du musée, il raconte mieux que personne l'histoire du riz en Camargue.


C'est donc guidés par ce fameux "riziculteur-conteur" que nous effectuons la visite...

"1 grain de riz semé en donne 3 à 4 000 à la récolte"

Nous apprendrons que c'est au printemps (entre le 15 avril et fin mai) que le riz est semé. Les champs sont alors recouverts d'une fine couche d'eau reflétant la lumière comme un miroir. Il faut attendre trois semaines pour voir les premières pousses sortir de l'eau et former un joli tapis vert tendre. La période qui suit est le tallage, moment où le brin maître donne naissance à des ramifications porteuses des grains à venir. Quand vient l'été, les champs changent de couleur et deviennent vert intense. C'est le moment de l'épiaison suivie de la floraison éphémère où la délicate fleur ne dure que quelques heures. Après cela, les rizières changent une fois encore de couleur et virent du vert au jaune puis au doré qui achève le cycle. La récolte ne se fera qu'à l'automne, entre le 15 septembre et le 15 octobre.

Nous apprendrons aussi que le riz, de son nom scientifique "oryza sativa" a deux origines mères : le Japonica (riz à grains ronds) et l'Indica (riz à grains allongés). Le nom "paddy" désigne quand à lui les grains tels qu'ils sont récoltés, c'est à dire vêtus de leur enveloppe.

Nous apprendrons enfin que les premiers essais de culture du riz remontent au milieu du XIXe siècle, mais que c'est seulement après la Seconde Guerre Mondiale que la culture du riz se met réellement en place en Camargue. Le riz étant la seule culture qui oblige les paysans à inonder leurs champs d'eau douce (1 kg de riz nécessite entre 5 000 et 6 000 litres d'eau douce), cela permettra de dessaler la terre.

Mais ce n'est pas tout... Il y a une partie de l'histoire du riz que beaucoup ignorent et qui mérite d'être contée. C'est l'histoire de ces paysans vietnamiens débarqués en France contre leur volonté et qui ont participé à la relance de la riziculture camarguaise.

20 000 travailleurs et 15 000 soldats indochinois (ou vietnamiens) ont été réquisitionnés en 1939-40 pour soutenir l'effort de guerre de la France durant la seconde Guerre Mondiale. Presque la totalité de ces hommes étaient de bons paysans du Viêt Nam profond.
Après l'Armistice en 1940, les 20 000 vietnamiens ont enduré un exil forcé sur le sol de la France pendant 8 ans (1940-1948). Ainsi certains d'entre eux ont eu le temps d'assécher les marécages de Camargue et y planter le riz.
Voilà donc comment est née la culture du riz sur les terres de Provence.

Dans toute la Camargue, le Musée du Riz du Petit Manusclat est le seul endroit qui évoque le rôle essentiel de ces indochinois dans l'histoire de la région.

Musée du Riz du Petit Manusclat
Petit Manusclat - Le Sambuc, 13200 Arles

5 km après le Sambuc, sur la gauche
Tél : 04 90 97 20 29
Fax : 04 90 97 21 84
musee@heureuse-camargue.com

Je terminerai en vous livrant une petite recette, celle du Riz Rouge de Camargue...

Ingrédients

* 250 g de riz rouge de Camargue Bongran
* 200 g de beurre
* 150 cl d'eau
* 4 gousses d'aïl en chemise
* thym
* 2 feuilles de laurier
* sel/poivre


Faites rissoler le riz dans 100 g de beurre, puis ajoutez l'assaisonnement et les aromates. Versez l'eau froide, puis laissez cuire doucement à couvert jusqu'à ce que le riz ait tout absorbé. Renversez le riz dans un grand plat puis parsemez-le avec le reste du beurre. Servez sans attendre.

La cuisson du riz doit être lente et douce (25-30 mn).

Cette recette est tirée du livre Le Riz dans tous ses états aux éditions Actes Sud.
Je ne l'ai pas encore testée, mais ça ne saurait tarder ;-)

8 juillet 2008

Fraises & Mascarpone-Ricotta

Je n'avais pas de framboises sous la main pour faire la jolie tarte italienne au mascarpone de Laura Zavan... seulement de petites fraises rondes, bien rouges et bien sucrées. Qu'à cela ne tienne, c'est une "Crostata al mascarpone e fragole" qui verra le jour et ce n'est pas si mal ! Pour la pâte sablée, j'ai choisi celle à la poudre d'amandes qui est devenue ma favorite depuis la fameuse tarte aux abricots. Le résultat est exquis : une tarte gourmande, pleine de fraîcheur et de couleurs, aux saveurs d'Italie...


Tarte aux fraises, mascarpone et ricotta...
(D'après la recette de Laura Zavan, tirée du livre Ma Little Italy)

Ingrédients

Pour la pâte sablée :

* 200 g de farine
* 60 g de sucre glace
* 30 g de poudre d'amandes
* 100 g de beurre en pommade
* 1 jaune d'oeuf
* 1 pincée de sel

Pour la garniture :

* 500 g de petites fraises rondes + 200 g pour le coulis (on peut aussi utiliser d'autres fruits !)
* 200 g de mascarpone
* 200 g de ricotta
* 50 g de sucre glace
* 1 sachet de sucre vanillé
* le zeste d'un citron
* Au choix : 2 cuillères à soupe de Marsala (vin doux italien) pour la crème ou 1 cuillère à soupe de Kirsh pour le coulis.
...

1 ~ Commencez par préparer la pâte. Au robot : versez tous les ingrédients secs (poudre d'amande, farine, sucre et sel) dans le bol du robot et faites tourner pour bien les mélanger. Ajoutez le beurre, puis l'oeuf et laisser tourner le robot jusqu'à ce que la pâte forme une boule. A la main : dans un grand saladier, mélangez le beurre, le sucre glace, la poudre d'amandes, le jaune d'oeuf, le sel et deux cuillerées à soupe de farine. Quand la pâte est homogène, ajoutez progressivement le reste de la farine en continuant de travailler la pâte à la main. 2 ~ Déposez la pâte dans un moule à tarte, préalablement beurré et fariné, et étalez-la. Il faut y aller avec les doigts ! 3 ~ Faites cuire la pâte à blanc avec des billes de céramique pendant 15 mn dans le four préchauffé à 200° (Th. 7), puis laissez-la refroidir complètement avant de la garnir. 4 ~ Dans un saladier, travaillez à la spatule le mascarpone et la ricotta avec le sucre vanillé, le sucre glace, le zeste de citron (je mets un peu de jus aussi !) et le Marsala. Versez ensuite la préparation sur la pâte et disposez joliment les fraises dessus. Placez la tarte au réfrigérateur 1 bonne heure avant de la servir 5 ~ Réalisez le coulis en mixant le reste des fraises avec une cuillerée de sucre glace, un peu de jus de citron et le Kirsh si on a fait ce choix ! Passez dans un tamis fin, si vous n'aimez pas le côté un peu épais et mousseux (moi, j'aime bien !) 6 ~ Servez la tarte bien fraîche avec un filet de coulis par dessus.

Mes conseils : Pour colorer un peu la crème et lui donner une jolie teinte rose pâle, on peut ajouter quelques fraises mixées. Pour le coulis, le mélange "fraises/abricot/pêche" apporte une petit note fruitée. Ajoutez enfin quelques éclats de pistaches pour la déco !


5 juillet 2008

Variations autour des scones

Quelques idées pour varier les plaisirs...

Des scones aux graines de pavot bleu à servir avec du miel ou une bonne confiture de son choix.
Pour moi, ce sera une confiture artisanale de tomates rouges fabriquée chez Mandelmann en Suède... un délice ! Avec du sucre, de la vanille, un peu de citron et des amandes mondées, le goût de la tomate est complètement transformé.

Des scones aux canneberges couleur carmin (ou "cranberries" pour les anglophones) accompagnés d'une petite crème d'amandes bio... C'est juste ce qu'il faut pour ne pas masquer le goût subtil de ces fruits achetés directement au producteur sur un petit marché en Allemagne.

Ingrédients

Pour 18 scones (9 aux graines de pavot et 9 aux canneberges)

* 230 g de farine
* 1/2 sachet de poudre à lever
* 30 g de sucre en poudre
* 60 g de beurre mou
* 1 pincée de sel
* 1 oeuf
* 50 ml de lait
* 50 g de canneberges séchées coupées en petits morceaux
* 10 g de graines de pavot bleu
...

1 ~ Préchauffez le four à 210°C. 2 ~ Dans un grand saladier, mélangez la farine, la levure, le sucre et le sel. 3 ~ Ajoutez le beurre en petits morceaux et travaillez-le du bout des doigts afin d'obtenir un mélange sablé. 4 ~ Ajoutez l'oeuf battu et la moitié du lait. 5 ~ Séparez la pâte en deux. Dans l'une, incorporez les graines de pavot et dans l'autre, les canneberges. Travaillez les pâtes séparément en rajoutant du lait et/ou de la farine si nécessaire. La pâte doit être souple, mais pas collante. 6 ~ Etalez la pâte sur une surface farinée en formant une couche de 2 cm d'épaisseur. Découpez des petits cercles de 5 cm de diamètre, à l'aide d'un emporte pièce ou d'un petit verre. 7 ~ Placez les cercles sur la plaques du four, ou sur du papier sulfurisé. 8 ~ Enfournez 10 à 12 minutes les scones. Dégustez à la sortie du four !

Mes conseils : utilisez un moule à cannelé pour donner une jolie forme à vos scones et dorez-les avant la cuisson avec un oeuf battu et un peu de lait. Avant de servir, saupoudrez-les légèrement de sucre glace et dégustez-les sans attendre !

29 juin 2008

Premier cours de cuisine à... la cocotte !

Au programme ce dimanche : un cours de cuisine à la cocotte (librairie du goût) où Rachel Khoo, pâtissière "so british" nous a initié à l'art délicat du Tea Time et à la fabrication des scones !

La cocotte - 5, rue Paul Bert - 75011 Paris - Tel : 09 54 73 17 77

~ SCONES & COCOT-TEA TIME BY RACHEL ~


Ingrédients

Pour 9 scones

* 225 g de farine
* 2 cuillères à café de levure chimique
* 25 g de beurre
* 25 g de sucre
* 1 pincée de sel
* 1 oeuf
* 10 cl de lait frais
...

1 ~ Préchauffez le four à 220°C. 2 ~ Tamisez la farine et la levure dans un grand bol. Ajoutez le sucre et le sel. 3 ~ Ajoutez le beurre en petits morceaux et travaillez-le du bout des doigts afin d'obtenir un mélange sablé. 4 ~ Battez l'oeuf délicatement avec le lait. Incorporez-le dans le mélange sablé à l'aide d'un couteau, en faisant des mouvements larges, jusqu'à obtenir une pâte assez ferme, mais pas trop liquide. 5 ~ Etalez la pâte sur une surface farinée en formant une couche de 2 à 4 cm d'épaisseur. Découpez des petits cercles de 5 cm de diamètre, à l'aide d'un emporte-pièce ou d'un petit verre. 6 ~ Placez les cercles sur la plaques du four, ou sur du papier sulfurisé. 7 ~ Saupoudrez de farine et enfournez 10 à 15 minutes les scones sur une grille. Servez-les tièdes avec du "clotted cream" et de la confiture à la fraise !

24 juin 2008

Cheese-Cake Party pour Marina !

La soupe aux fanes de radis était très bonne, mais je suis restée un peu sur ma faim... Je n'ai pas l'habitude d'être privée de pâtisserie le week-end moi ;-) Heureusement, tous les prétextes sont bons pour faire un gâteau et il se trouve que cette semaine il y avait justement un anniversaire au bureau… La journée de mercredi a donc démarré avec une Cheese-Cake Party pour les 28 ans de Marina et elle s'est poursuivie avec une Shopping Party pour le 1er jour des SOLDES...

J'ai essayé plusieurs recettes de cheese-cake avant d'en trouver une qui me convienne vraiment. Au final, c'est plutôt de gâteau au fromage blanc dont il faudrait parler. Depuis que j'ai trouvé la bonne consistance, je fais tout le temps la même recette et c'est à chaque fois une réussite. Pourtant, cette fois, j'ai voulu faire quelques changements... J'ai donc modifié un peu ma recette habituelle en ajoutant une pincée de farine, 3 oeufs au lieu de 4 et de la crème fraîche épaisse au lieu de la légère, mais... dé-cep-tion ! C'est un cheese-cake plat, friable, compacte et lourd que j'ai du servir à mes collègues adorés en ce jour de fête :,-( Et même si ce dernier a été apprécié... j'ai préféré vous épargner les photos.

A la place, voici les photos du cheese-cake "gagnant", celui dont je vous livre la recette !


Ingrédients

Pour un moule à charnière de 20 cm de diamètre.

* 4 oeufs
* 1 pincée de sel
* 500 g de fromage blanc à 20% de matière grasse (ça marche aussi avec du 0%, mais dans ce cas, il vaut mieux mettre de la crème fraîche épaisse)
* 20 cl de crème fraîche à 15% de matière grasse
* 60 g de beurre bien mou (mais surtout pas fondu !)
* 1 sachet de sucre vanillé
* 130 g de sucre de canne blond en poudre
* 1 petit citron vert (jus + zeste)
* 200 g de speculoos
...

Réalisez d'abord la base du gâteau. Pour cela, réduisez les speculoos en miettes. Disposez les dans le fond du moule et agglomérez les au beurre avec les doigts. Tapissez bien le fond du moule de manière uniforme et enfournez 8 minutes à 180°.

Pendant ce temps, dans un grand récipient, mélangez le fromage blanc, la crème fraîche, le sucre blond et le sucre vanillé, puis ajoutez le zeste de citron et son jus. Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes et incorporez les jaunes dans le mélange au fromage blanc, un par un, en remuant bien.

Montez les blancs en neige avec une pincée de sel. Il faut qu'ils soient bien fermes ! Les incorporez à la préparation délicatement. La consistance finale doit être crémeuse, mais légère.

Versez le tout sur le socle de speculoos qui aura un peu refroidi et enfournez pour 45 minutes à 180° toujours.

Mon conseil : prolongez les bords du moule avec du papier sulfurisé pour gagner quelques centimètres en hauteur (env. 4 cm). Cela permet de remplir le moule au maximum sans risquer que cela déborde et ça permet d'avoir un gâteau bien épais !


Une fois la cuisson terminée, laissez le gâteau encore 40 minutes dans le four éteint, puis laissez-le refroidir à l'air ambiant avant de le placer au réfrigérateur. L'idéal est de le faire la veille, de le laisser reposer toute la nuit au frais et de le démouler au dernier moment.

22 juin 2008

Fan de... radis !

Aujourd'hui, Mister D. à dit... "ce sera soupe aux fanes de radis !"


~ soupe aux fanes de radis ~


Ingrédients
Pour deux copieux bols de soupe

* Les fanes d'une botte de radis
* 1 petit oignon
* 1 grosse pomme de terre
* 75 cl d'eau
* 1 jaune d'œuf (optionnel)
* 100 ml de crème d'avoine
* 1 cuillère à soupe de jus de citron
* 25 g de beurre (ou l'équivalent en huile d'olive)
* sel/poivre du moulin
...

Rincez et égouttez les fanes de radis. Emincez l'oignon et détaillez la pomme de terre en gros cubes.

Faites fondre le beurre dans un fait-tout. Ajoutez-y d'abord les oignons et faites-les blondir en remuant sans cesse puis ajoutez les morceaux de pommes de terre et mélangez pendant 2 minutes. Terminez par les fanes de radis en mélangeant encore un peu. Versez 75 cl d'eau, salez et poivrez.
Dès l'ébullition, couvrez et laissez cuire 30 minutes.

Mixez le tout et réchauffez. Pendant ce temps, fouettez le jaune d'œuf, la crème et le jus de citron et versez le mélange dans la soupe avant de la servir en remuant légèrement.

13 juin 2008

Cake marbré au thé vert et au chocolat blanc

Depuis quelques temps, le thé vert Matcha est partout... dans les Panna Cottas, dans les muffins, dans les truffes, dans les madeleines, dans les macarons, dans les glaces et même dans les galettes des rois ! Un phénomène de mode sans doute. Une histoire de tendance...

Si le thé Matcha n'a plus rien de très original aujourd'hui, il n'en reste pas moins un formidable colorant naturel pour la pâtisserie et un ingrédient au goût tout à fait surprenant. Je vous invite donc à l'essayer!


Ingrédients

* 100 g de farine
* 80 g d'amandes en poudre
* 170 g de sucre
* 130 g de beurre doux
* 2 cuillères à café de thé Matcha
* 75 g de chocolat blanc (avec une préférence pour le Côte d'Or)
* 1 cuillère à café de poudre à lever
* 1 pincée de sel
* 3 œufs
...

Faites fondre séparément le beurre et le chocolat, le mieux étant au bain-marie.

Fouettez les oeufs et le sucre jusqu'à obtenir un mélange mousseux.

Dans un autre récipient, mélangez la farine, la poudre à lever, les amandes en poudre et la pincée de sel puis incorporez au mélange oeuf/sucre. Ajoutez le beurre fondu.

Divisez la préparation en deux. Dans l'une, mettre le thé Matcha et dans l'autre, le chocolat blanc.

Beurrez un moule à cake et versez-y les deux préparations en alternance.
Pour un beu marbrage, procédez par petites couches. Tracez ensuite des vagues dans la pâte à l'aide d'un couteau pour que les couleurs se mélangent un peu.

Enfournez à 180°C (four préchauffé) et laissez cuire 40 minutes.

8 juin 2008

Tarte aux abricots et éclats de pistaches

Je ne saurai dire ce que je préfère dans cette tarte... si c'est la douceur des abricots associée au goût légèrement acidulé du jus qu'ils ont rendu à la cuisson, la pâte sablée à la poudre d'amande ou le parfum du kirsch mêlé à celui de pistaches...
Chaque année, en tout cas, dès que les abricots pointent leur nez, je ne peux résister à l'envie de faire cette tarte !


Ingrédients

Pour un plat à tarte d'environ 20 cm de diamètre ou 5 petites tartelettes.

Pour la pâte :

* 60 g de poudre d'amande
* 100 g de sucre
* 100 g de farine
* 50 g de beurre doux
* 1 œuf
* 1 pincée de sel

Pour la garniture :

* 400 g d'abricots (choisissez-les biens !)
* 1 oeuf
* 50 g de beurre + 1 noix de beurre pour le moule
* 50 g de sucre
* 50 g d'éclats de pistaches natures
* 1 cuillère à soupe de kirsch (ou à défaut de rhum brun)
...

L'idéal est de préparer la pâte sablée la veille afin qu'elle repose toute une nuit au réfrigérateur. Mais si, comme moi, vous êtes trop impatient et que vous ne voulez pas la laisser reposer au frais (ne serait-ce que 2h00), sachez qu'elle ne sera pas ratée pour autant ;-)

Commencez donc par préparer la pâte (au robot de préférence) : versez tous les ingrédients secs (poudre d'amande, farine, sucre et sel) dans le bol d’un robot et faites tourner pour bien les mélanger. Ajoutez le beurre mou (mais pas fondu), puis l'oeuf et laisser tourner le robot jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Farinez votre plan de travail pour travailler encore un peu la pâte à la main. Celle-ci étant assez collante et friable, ne tentez pas de l'étaler avec un rouleau à pâtisserie. Mieux vaut la déposer directement dans le moule, préalablement beurré et fariné, et l'étaler avec les doigts ! Placez au réfrigérateur pour 24h, 12h, 2h ou... juste le temps de préchauffer le four à 200°C.

Baissez la température à 150° au moment d'enfourner et laisser cuire la pâte pendant 15 minutes.

Profitez-en pour couper les abricots en 4.

Sortez ensuite le plat du four et disposez les abricots, côté peau contre la pâte. Enfournez de nouveau et laissez cuire 30 minutes à 150° toujours.

Pendant ce temps, fouettez l'oeuf et le sucre. Ajoutez le beurre fondu, le kirsch et la moitié des éclats de pistaches en remuant bien. Lorsque la tarte a cuit 30 minutes, sortez-la du four et versez cette préparation sur les abricots. Remettez-la au four et laissez-la cuire 20 minutes encore.

Une fois la cuisson terminée, ajoutez le reste des éclats de pistaches pour décorer !

2 juin 2008

Clafoutis aux cerises anglaises

Bien que je sois un peu au fait des fruits et des légumes de saison, j'ai toujours plaisir à me laisser surprendre... surtout lorsque je fais de belles trouvailles comme ce kilo de cerises anglaises, déniché hier au marché. Crues, elles sont un peu acides, mais en clafoutis elles sont tout simplement exquises !


Ingrédients

Pour un moule à charnière carré de 24 cm ou un plat à gratin.

* 600 g de cerises anglaises avec les noyaux
* 40 g de beurre salé + 10 g pour le moule
* 4 oeufs
* 200 ml de lait 1/2 écrémé
* 100 g de farine
* 60 g de sucre en poudre
* 1 sachet de sucre vanillé (ou 7,5 g)
* 1 pincée de sel
* Sucre glace pour la déco
...

Passez les cerises à l'eau, équeutez-les et mettez-les de côté.

Faites fondre le beurre. Pendant ce temps, mélangez la farine, le sucre, le sel et le sucre vanillé. Incorporez ensuite les oeufs un à un et versez doucement le lait en continuant de mélanger. Ajoutez le beurre fondu et utilisez les 10 g restant pour graisser le moule.

Disposez les cerises dans le moule en prenant soin de former une couche uniforme et versez la pâte à clafoutis dessus.

Mettez au four, préchauffé à 210°C pendant 10 mn, puis baissez la température à 180°C et laissez cuire encore 20 mn.

Servez le clafoutis tiède au froid, saupoudré légèrement de sucre glace.

31 mai 2008

Saffran och apelsinkaka

Dans la famille "recettes suédoises", toujours... Je demande cette fois le "Saffran och apelsinkaka", un Gâteau à l'orange et au safran ! Cette recette est tirée du livre Rosendals Trädgårdscafé d'où venait également le Kardemummakaka. Je n'ai donc rien inventé ! Je me suis contentée, là encore, de traduire la recette et de convertir les mesures afin que nous, français, qui avons l'habitude de parler en "poids" et non en "volume", y retrouvions nos repères.

~ Gâteau à l'orange et au safran ~

Ingrédients

Pour un moule de 20 cm de diamètre environ.

* 200 g de beurre doux
* 1/2 - 1 g de safran en filaments
* 1 morceau de sucre
* 2 oeufs
* 250 g de sucre en poudre
* 150 ml de crème liquide (au soja ou classique)
* Jus + zeste d'une petite orange
* 250 g de farine
* 2 cuillères à thé (ou 2 Tsp = 10 ml) de poudre à lever
...

1 ~ Faites fondre le beurre et laissez le refroidir un peu. 2 ~ Pilez le safran dans un mortier avec le morceau de sucre. 3 ~ Fouettez les oeufs et le sucre en poudre jusqu'à ce que le mélange soit blanc et mousseux, puis ajouter le safran, la crème, le beurre ainsi que le jus et le zeste de l'orange. 4 ~ Dans un autre récipient, mélangez la farine avec la poudre à lever. Versez ensuite l'autre préparation dessus en remuant bien. 5 ~ Versez la pâte dans un moule beurré et fariné et mettez le au four, à 175°, pendant 40 mn environ.


Recette originale tirée du livre Rosendals Trädgårdscafé

Ingredienser

* 200 g smör
* 1/2 - 1 g saffran
* 1 sockerbit
* 2 ägg
* 3 dl strösocker
* 1 1/2 dl vispgrädde
* Skal och saft av 1 liten apelsin
* C:a 4 dl vetemjöl
* 2 tsk bakpulver
...

1 ~ Smält smöret och låt det svalna något. 2 ~ Stöt saffranet i en mortel tillsammans med sockerbiten. 3 ~ Vispa ägg och socker vitt och pösigt. Tillsätt saffran, grädde, smör samt det rivna skalet och saften av apelsinen. 4 ~ Blanda mjölet med backpulvret och rör ner det i smeten. Häll smeten i smord och bröad form (cirka 23 cm i diameter). 5 ~ Grädda kakan 1 175° i cirka 40 minuter. Serveras nybakad med en klick grädde.