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13 novembre 2013

Soutenez la construction d'une chèvrerie bretonne !

Au début de l'automne, j'ai fait la connaissance d'Emmanuelle qui est chevrière à Hanvec dans le Finistère. Elle fabrique de succulents fromages de chèvre frais, natures ou aromatisés (curry, poivre, ciboulette…) et vend ses produits en circuit-court sur les marchés ainsi qu'au magasin de producteurs de Goasven où elle est très investie.

Seulement voilà, Emmanuelle est limitée dans sa production : elle n'a pas assez de lait pour répondre à la demande et ses 23 chèvres manquent cruellement d’espace. Il lui faut donc construire une chèvrerie au plus vite et réaménager son laboratoire afin de poursuivre et de développer son activité.

À partir d'un élément existant (son labo actuel), Emmanuelle souhaite construire une extension en structure et bardage bois qui servira de chèvrerie définitive et de stockage pour le fourrage. Dans ce bâtiment SAIN, FONCTIONNEL, LUMINEUX et bien VENTILÉ, chacune de ses chèvres aurait ainsi son propre coin de repos. Deux pièces supplémentaires seraient également intégrées à l'ensemble de manière à agrandir son labo, ce qui lui permettrait d'étendre sa gamme de produits avec des tomes et autres fromages affinés...

Pour l'aider dans ce projet, un appel à financement participatif (crowdfunding) a été lancé sur le site de ULULE et de belles contreparties sont proposées aux participants : dégustation de fromages frais, faisselle et fromage blanc, parrainage de chèvres, séjour en yourte à Hanvec (ça fait pas rêver ça ?)... il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses ;-)

Emmanuelle a besoin de 7 500 € pour concrétiser son projet et il reste encore une bonne partie de cette somme à réunir avant le 2 décembre… alors n'hésitez pas à faire circuler l'info et à l'ébruiter au maximum via vos réseaux !

◣ Pour écouter Emmanuelle parler de son projet, c'est par là.
◢ Et pour la soutenir, c'est par ici !

Voilà déjà ce que nous pouvons faire pour agir à notre échelle, pour participer au changement que nous voulons.
Ce changement est d'abord intérieur et commence par les choix que nous faisons dans notre propre vie et dans chacun de nos petits actes quotidiens. Aucun individu ne peut à lui seul changer le monde, mais nous avons tous un pouvoir là où nous sommes, à commencer par l'attention que nous pouvons porter aux autres.


Chacun d'entre nous peut participer à construire une agriculture saine, durable et locale, comme le mouvement Colibris initié par Pierre Rabhi s'attache à le faire comprendre.

 

10 mai 2010

Vagabondages champêtres


Sacré printemps ! Je n'avais pas prévu de marquer une pause si longue, mais une succession de défaillances électro-technologiques m'y ont contrainte. Pour commencer, j'ai perdu ma connexion Internet (60 jours sans réseau !!!), puis mon tout nouvel objectif macro m'a lâché à son tour, et là, il m'a fallu attendre une trentaine de jours pour faire venir les pièces du Japon. Ce à quoi sont venus s'ajouter des problèmes de four... Grrrrr ! Tant qu'à être privée de tout, autant aller se perdre dans les champs de colza ;-)

Le ciel d'Europe du Nord ayant été peu propice au voyage aérien ces derniers temps, c'est à Daoulas, petite commune du Finistère réputée pour son abbaye et son écopôle (où se trouve la Maison de la Bio), que je suis allée me mettre au vert.


Toujours à l'affut de petits coins cachés, je n'ai pas pu passer à côté de l'ancienne école du village sans y pénétrer, découvrant avec surprise qu'elle venait d'être ré-investie par un joyeux collectif d'artistes. Lieu d'expo, de rencontres et de partage... l'endroit m'a tout de suite séduit. J'y ai un peu retrouvé l'esprit propre à tous ces lieux suédois qui me fascinent tant.




Un endroit où on est libre d'entrer, de s'asseoir, d'apporter son pique-nique, de regarder, de prendre son temps...


C'est dans la partie dénommée "La Fabrique", un espace consacré au détournement d'objets, à la restauration et à la vente de mobilier, que je me suis le plus longuement attardée.




Comment résister ensuite aux charmes secrets de la rade de Brest ? Bien que l'endroit ne soit pas des plus convoités, quand on aime le côté "friche", les matières usées et les couleurs surannées, on y trouve forcément son compte !


~ Le port de commerce de Brest ~


Petit clin d'oeil à la Suède ;-)

C'est enfin dans ce grand café tout récemment installé dans la zone du Moulin Blanc que j'ai trouvé l'atmosphère que je cherchais : un bel et agréable espace moderne qui domine le port de plaisance avec la lumière qui perce à travers les grandes baies vitrées, de grandes tables d'hôtes en bois, des bouquets de suspensions "bulb" au-dessus du comptoir et une terrasse reposante avec vue sur la mer pour passer un bon moment. C'est tout ce que je voulais :-)




Environnements agricoles, portuaires ou ferroviaires... de retour à Paris, j'ai joué les prolongations.


~ Vagabondages urbains dans les environs du 104 à Paris ~

Pourvu maintenant que j'arrive à reprendre mon blog en mains...

29 novembre 2009

Stockholm en Novembre

La période n'était pas la mieux choisie pour aller en Suède, ni comme partout ailleurs dans l'hémisphère Nord. La première à s'étonner d'un tel choix a été cette jeune pilote de 26 ans chargée de nous conduire à Stockholm à bord de son Airbus A321. Elle ne partageait pas du tout le même enthousiasme que moi face à la perspective de passer son après-midi dans la capitale suédoise, se hâtant bien au contraire de repartir vers d'autres destinations plus ensoleillées.
Assise à ses côtés dans le cocpite, je m'efforçais donc de faire abstraction du vide sous mes pieds pour lui venter tous les côtés positifs de la Suède tandis qu'elle, tentait d'évacuer ma peur en me parlant de son métier avec passion et essayait de me rassurer quant aux éventuels incidents aériens. Que pouvais-je espérer de mieux comme thérapie ?

Une fois, l'avion posé sur le tarmac, les premiers flocons de neige ont commencé à tomber. Et la nuit a suivi peu de temps après. A 15h30, nous étions plongés dans l'obscurité. J'avais oublié comme les journées sont courtes et sombres en novembre... surtout lorsque les rues ne sont pas encore tout à fait illuminées, ni parées de leurs atours de Noël.

Les 10 jours qui ont suivi ont été denses et riches en rencontres. Equipée d'un tout nouvel objectif macro, j'avais prévu de réaliser une petite série de photos sur les gâteaux et les cafés suédois, mais entre la pluie qui ne m'a laissé aucun répit, le manque cruel de lumière et le vent glacial qui fouettent les doigts dès que ces derniers quittent les gants pour tenir l'appareil, je n'ai pas vraiment réussi à faire ce que je voulais :-(

J'ai donc compensé cette frustration en mangeant des gâteaux. Et il ne s'est pas passé un jour sans que je goûte à une délicieuse pâtisserie :-) J'ai ainsi fait de surprenantes découvertes culinaires comme le fameux choklad rödbetskaka (gâteau au chocolat et à la betterave) dégusté à Ulriksdals Slott et le très chic morotskaka (gâteau à la carotte) préparé par Anika, barbouillé de Philadelphia et paré de "perles" de grenades. C'est d'ailleurs cette dernière découverte qui m'a donné envie d'enfiler le tablier aussitôt rentrée chez moi. Mais cela fera l'objet d'un prochain "post", celui qui suivra... En attendant, voici un petit aperçu de Stockholm en novembre.


J'en parlais déjà ici, ici et encore ici ! Je ne me lasse décidément pas de cet endroit. Et comme je pouvais m'abriter sous les grandes verrières, j'y ai réalisé l'essentiel de mes photos. J'en profite donc pour remercier chaleureusement l'équipe de Rosendal qui m'a autorisée à photographier les serres et le buffet...
















~ Kokosbollar (boules de coco) ~

~ Morotskaka (gâteau à la carotte) ~

Un joli village situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Stockholm avec de belles maisons en bois...

Lampe à huile (Sigtuna Stads Hotell) et table en bois et fer forgé (Café Tant Brun).

~ Autour de Kungsträdgården ~


~ Café Blå Porten (Djurgården) ~

~ Duvnäsgatan (Södermalm) et Vasaparken (Vasastaden) avec la patinoire ~

Des étoiles en papier un peu partout chez Granit, Rosendals butik et Kaffe Koppen.

~ Brandstationen, une boutique de "2nd hand" dans Södermalm ~

Ici, ce sont de vieux escabeaux en bois qui servent de support aux guirlandes lumineuses...


Les couvertures en polaire sont de sortie en terrasses dans la plupart des cafés qui, contrairement à Paris, ne sont pas souvent équipés de chauffage extérieurs.


Et pour réchauffer un peu l'atmosphère à la tombée de la nuit, il n'y a rien de tel que ces ribambelles de grosses ampoules suspendues indifféremment aux auvents des cafés et des commerces extérieurs.

La place du marché de Hötorget avec les "kantareller" (chanterelles/girolles) à moins de 2 euros le kilo.

~ NY TORGET / Urban Deli ~

A la fois épicerie fine, restaurant, café... le lieu est tout nouveau,
tout beau !


Vaniljhjärtan (coeurs à la vanille). Des pâtisseries fourrées de crème à la vanille et de confiture de framboises.

Spöket Laban och Arraksgroda (fantômes et grenouilles). Des pâtisseries à base de crème au beurre et de pâte d'amande.

Kardemummakrans (couronne à la cardamome)

~ Kulturhuset (la Maison de la Culture) ~

Ce jour là, c'est un événement réservé aux enfants (Barnens Kulturhus) qui anime le lieu avec des ateliers, des expositions et des activités pour les bambins dans chaque recoins. Pour en voir plus, c'est ici.

Au deuxième étage se trouve l'Ekoteket, un nouvel espace dédié à l'environnement. Celui-ci comprend une zone de détente avec un café, un espace d'exposition et des installations pour sensibiliser le public à l'écologie, ainsi que des animations régulières autour de thèmes comme la nourriture, l'énergie, le design, la mode...

"Doit-on être riche pour consommer des aliments biologiques ?"


Au deuxième étage toujours, mais côté théâtre, deux autres espaces
pour se poser : le bar et le café.

Au cinquième étage, le Café Panorama permet là encore de se restaurer tout en profitant d'une jolie vue sur la ville.

Des grandes et belles fiches "recette" accrochées par des pinces à linge à une cordelette et vendues "à la carte". C'est tout simple, mais j'ai beaucoup aimé le principe !

Et voilà ! Le soleil, c'était seulement pour la fin !