5 juin 2011

Vous prendrez bien un verre de "fläderblomssaft" ?

Obs! Originalreceptet på svenska finns i slutet av texten.

Je ne vous empoisonnerai pas, c'est promis ! Ce mot suédois désigne un sirop artisanal aux fleurs de sureau, une boisson très populaire en Suède que l'on fabrique à partir de fleurs fraîchement cueillies. C'est la boisson des beaux jours, celle que l'on emporte en pique-nique, qu'on sirote goulûment pour se désaltérer, mais que l'on peut également servir avec élégance à ses invités.


Son goût légèrement acidulé, doux et floral se prête très bien aussi à la réalisation de cocktails, comme cette chouette recette à base de Gin !

On peut enfin utiliser ce sirop en dessert pour accompagner une glace ou une panna cotta...

En Suède, la fleur de sureau est un parfum extrêmement répandu que tout le monde connaît. On le trouve d'ailleurs facilement en sorbet sous  la marque SIA.


Jusque là, j'achetais le sirop de fleurs de sureau à IKEA, mais c'était avant de vivre entourée  de sureaux en Bretagne ! Maintenant que j'ai testé la version artisanale et que je sais la facilité avec laquelle cela se fait, plus question de boire autre chose que mon propre sirop. Dorénavant, j'achèterai plutôt des bouteilles de saft lingon (sirop d'airelles) ;-)

Pour ce qui est de la recette, je me suis référée à Anna Bergenström, auteure suédoise de nombreux livres de cuisine réputés. Je vous en livre donc la traduction complétée de quelques indications personnelles.

En fait, la tâche la plus difficile pour moi a été de me procurer de l'acide citrique. Bizarrement, ce produit si courant en Suède (on en trouve dans toutes les grandes surfaces au rayons des épices sous la marque Santa-Maria) ne court pas les rues en France. Heureusement, Agneta qui tient l'épicerie suédoise à Paris a eu la gentillesse de m'en expédier deux sachets. Grâce à elle, j'ai donc pu réaliser mon propre sirop de fleurs de sureau dans les règles de l'art et en faire des réserves pour tout l'été ! Et dans le cas où cela ne suffirait pas, j'ai même congelé quelques ombelles de fleurs supplémentaires sur les conseils d'Agneta ;-)

Cela dit, il semblerait que l'on puisse se passer d'acide citrique et se contenter du citron. Je ferai donc l'essai une prochaine fois.


~ Sirop de fleurs de sureau 
au goût délicieusement suédois ~

Pour environ 3 litres de sirop concentré, ce qui permet de réaliser plus de 10 litres de boisson à raison d'1 volume de sirop pour 3 volumes d'eau

Ingrédients

* 30 ombelles de sureau fraîchement cueillies (choisissez-les ouvertes et bien blanches)
* 3 gros citrons non traités (à réduire de moitié si l'on veut sentir davantage le goût des fleurs de sureau)
* 1,5 litre d'eau 
* 1,5 kg de sucre blond de canne
* 50 g d'acide citrique (en vente chez Affären à Paris sous l'appellation de citronsyra ou en pharmacie)
...

1 ~ Rincez plusieurs fois les ombelles de fleurs de sureau à l'eau clair pour chasser les petites bêtes qui s'y cachent (quelques gouttes de vinaigre blanc peuvent aider à mieux les déloger ) puis passez-les à l'essoreuse à salade pour bien les débarrasser de leur eau. 2 ~ Placez ensuite les fleurs de sureau dans un grand récipient d'une contenance minimum de 5 litres. 3 ~ Brossez les citrons sous l'eau chaude, coupez-les en tranches fines et placez-les sur les fleurs de sureau.
4 ~ Portez l'eau à ébullition, ajoutez le sucre et l'acide citrique, puis versez le tout sur les rondelles de citron et les fleurs de sureau. 5 ~ Couvrez le récipient avec un couvercle ou un film plastique et laissez reposer la mixture dans un endroit frais (en remuant de temps à autre) durant 3 ou 4 jours. 6 ~ Passé ce délai, filtrez le sirop à l'aide d'une étamine (torchon en lin pour moi !) et d'un autre grand récipient d'une contenance de 3 litres environ.


7 ~ Égouttez et pressez le mélange dans le tissu pour en extraire tout le jus puis jetez la matière sèche (fleurs et citrons). 8 ~ Versez enfin le sirop dans des bouteilles propres et bien hermétiques que vous pourrez conserver 3-4 mois au réfrigérateur. 
Autrement, il est aussi possible de congeler le sirop pour en faire des réserves hivernales ;-)


~ Fläderblomssaft ~

Recept av Anna Bergenström

Ingredienser 

* 30 blomklasar
* 3 stora citroner
* 1 1/2 liter vatten
* 1 1/2 liter socker
* 50 g citronsyra
...

Lägg blomklasarna i ett kärl stort nog att rymma minst 5 liter. Borsta citronerna i varmt vatten och skär dem i tunna skivor, som läggs tillsammans med fläderblommorna. Koka upp vattnet och rör ner socker och citronsyra. Häll den heta vätskan över fläder och citron. Täck kärlet med lock eller folie. Låt saften stå svalt 3-4 dagar. Häll därefter blandningen genom en silduk placerad över ett kärl eller en kastrull som rymmer cirka 3 liter. Låt rinna av och pressa blandningen i duken så att all saft rinner igenom. Släng resterna. Häll över saften i rena flaskor. Sätt på koken. Förvara i kyl. Hållbarheten är 3-4 månader vid kylförvaring. Detta recept ger cirka 1 1/2 liter koncentrerad saft. Den späds sedan med ungefär en del saft och tre delar vatten, vilket innebär att receptet ger cirka 10 liter färdigblandad saft.



C'est si bon de se retrouver au soleil, dans le jardin, autour d'un verre de fläderblomssaft... Un vrai concentré de Suède. Skål !


Pour les parisiens qui n'auraient pas de sureau à porter de main ou une cuisine trop petite pour se lancer dans une telle opération : il est possible de goûter ce doux breuvage au café suédois dans une atmosphère scandinave très appréciable aussi :-)

PS : Cette fleur jaune orangée que l'on voit dans le vase et sur la dernière photo est un pavot de Californie troqué lors d'une bourse aux plantes. J'adore son feuillage très découpé et ses pétales qui s'ouvrent et se ferment en fonction de la lumière. Dans le jardin, j'ai associé les pavots de Californie aux massifs de lavande et ça fait un superbe mélange !

20 mai 2011

Délices terrestres



Je ne compte plus les soupes aux fanes de radis et les tartes aux fraises que les premières récoltes nous ont permis de réaliser. Bientôt, nous pourrons aller cueillir la roquette et les betteraves, dont les jeunes pousses sacrifiées lors de l'éclaircissement des rangs ont déjà pleinement garni nos les salades, pâtes et  tartines.


Les butins de jardinier sont de véritables trésors, mais quel travail de puiser chaque jour l'eau à la force des bras et de parcourir le jardin, l'arrosoir à la main ! Le soleil breton est bien agréable mais... vivement qu'il pleuve un peu, bon Dieu ! ;-)



Depuis la photo, une petite pousse est enfin sortie de terre :-)






7 mai 2011

Les sakuramochi tant adulés...

Le 10 mars dernier, je me trouvais à La Ferme Opéra avec Chihiro pour une dernière entrevue avant qu'elle ne quitte définitivement Paris pour retourner vivre au Japon. C'était la veille de la catastrophe. 


Chihiro m'avait apporté un joli sac en papier plein de surprises, parmi lesquelles : un kit à sakuramochi.
Pour ceux qui n'y ont jamais goûté, il s'agit d'une pâtisserie japonaise constituée de riz pilé teint en rose et fourrée de pâte de haricot rouge, le tout délicatement enveloppé dans une feuille de cerisier saumurée, ce qui lui confère un petit goût légèrement salé.

Cette pâtisserie se déguste traditionnellement aux premiers jours du Printemps,  fin mars-début avril, pour célébrer la courte période durant laquelle les cerisiers (sakura) resplendissent de par leurs fleurs.

Idéalement, j'aurai donc du vous parler de tout ça bien plus tôt, d'autant qu'à mon retour en Bretagne, tous les cerisiers de notre jardin étaient en fleurs, nous offrant le cadre idéal pour une dégustation de sakuramochi dans les règles de l'art... mais je me suis laissée aller à d'autres occupations et j'ai manqué cette occasion.


Heureusement, l'avantage de ce kit (en vente chez Kioko) c'est que tous les ingrédients contenus dedans sont conservés sous vide. J'ai donc pu confectionner mes sakuramochi en temps voulu et dans les meilleures conditions qui soient puisque Chihiro avait pris soin de me traduire en détails le "mode d'emploi". Il m'a suffit de suivre ses explications pour réaliser sans la moindre difficulté des sakuramochi dignes de ceux que l'on trouve chez Toraya. Si, si ;-)

A mon tour, je vous livre donc la méthode pour vous faciliter la tâche si vous souhaitez en faire autant. 


~ Sakuramochi ~

Ingrédients

* 1 kit (en vente chez Kioko) contenant : 10 feuilles de "sakura", 1 sachet de farine de riz "Domyoji ko", 1 sachet de pâte de haricots rouges "Koshian" et 1 mode d'emploi en japonais (voir ci-dessous).

A ajouter :

* 30g de sucre
* 200ml d'eau
...




Préparation au micro-ondes (celle que j'ai choisi) :

 1 ~ Versez le sucre et l'eau dans un récipient résistant à la chaleur, recouvrez-le de film alimentaire et faites chauffer 2mn au micro-ondes (900 W). 2 ~ Ajoutez la farine "Domyoji ko" et mélangez bien. Si vous voulez que votre pâte ait une couleur rose, ajoutez un peu de colorant alimentaire ou, comme moi, du jus de betterave. 3 ~ Refaites chauffer, avec le film alimentaire, 3 minutes encore. 4 ~ Pétrissez la pâte à l'aide d'une spatule en bois mouillée et faites chauffer une dernière fois, 3 minutes, toujours avec le film alimentaire. 5 ~ Sortez le récipient du micro-ondes, recouvrez-le d'un linge humide et laissez reposer la pâte 5 minutes. 

Préparation à la casserole :

1 ~ Faites chauffer l'eau et le sucre dans une casserole jusqu'à ce que le sucre ait fondu. 2 ~ Ajoutez la farine "Domyoji" et laissez cuire à feu doux 3-4 minutes tout en remuant. 3 ~ Laissez ensuite reposer la pâte hors du feu en recouvrant la casserole d'un linge humide.

Pour la couleur rose, à défaut de colorant alimentaire, vous pouvez utiliser du jus de betterave. C'est ce que j'ai fait et ça marche très bien aussi ! Si la couleur n'est pas assez prononcée, il est toujours possible de l'accentuer à la fin en frottant vos boules de pâte directement contre la betterave. 


Finition :

1 ~ Rincez les feuilles de sakura et égouttez-les. 2 ~ Formez 10 boulettes avec la pâte de haricots rouges et réservez. 3 ~ Faites de même avec la pâte à mochi en mouillant vos mains à chaque reprise pour éviter que la pâte ne colle aux doigts. Aplatissez ensuite les boulettes en les pressant dans vos paumes et donnez leur une forme ovale. 4 ~  Disposez la pâte de haricot rouge au centre et refermez la pâte dessus en vous appliquant bien sur les finitions. 5 ~ Enveloppez enfin vos boulettes dans les feuilles de sakura en mettant la nervure vers l'extérieur. 

Pour faire durer le plaisir, vous pouvez congeler les sakuramochi. J'en ai fait l'expérience et le séjour au froid leur à très bien réussi. Il suffit des les sortir une petite heure avant de les déguster.

Voilà donc comment, grâce à Chihiro, 10 petits sakuramochi ont vu le jour en Bretagne ;-) Et ce, à quelques pas de l'Abbaye de Daoulas où la dernière exposition consacrée à Victor Segalen met justement l'accent sur l'exotisme. 
Pour ce poète, écrivain-voyageur breton, "la sensation d'exotisme, c'est d'abord la surprise, l'étonnement devant la nouveauté. C'est savourer le Divers, hors de soi : je le vois et l'écoute, je le sens et le goûte. Parfois je le touche. Au fond tout est exotique : un paysage, un corps, un mets, un objet. Seule varie l'intensité de la sensation". A méditer.


Bien sûr, je ne terminerai pas ce billet sans une pensée toute particulière pour Chihiro qui se trouve maintenant à Tokyo.

27 avril 2011

Le riz au lait des jours fermiers

Fini les virées nocturnes au Monop' et les bousculades au marché d'Aligre. Qui dit nouveau mode de vie, dit aussi nouvelles lubies alimentaires.


Le dimanche, jour de marché à Daoulas, je ne repars jamais sans quelques tacauds pour lever des filets ni quelques chèvres fermiers de Plougastel (sec, frais, cendré, au poivre, au thym, aux graines de fenouil...) que j'aime ensuite disposer sur une plaque d'ardoise. Bien sûr, cela ne peut aller sans l'excellent pain de la ferme du Guerniec où je me rends deux fois par semaine, le mardi et le vendredi soir. En plus d'être bio, beau et bon ce pain se conserve incroyablement bien.

A la ferme du Guerniec, le pain est si joliment façonné que l'on hésite à le couper. Pourtant, une fois tranché, on se croirait sur un petit nuage :-)

Le mercredi, c'est à Sainte-Marguerite, une autre ferme à deux pas de chez nous, que je m'approvisionne en produits frais et biologiques (oeufs, fruits, légumes, viande...). Je complète enfin par quelques achats à la Biocoop, Leclerc ou Picard (on ne se défait pas si vite de ses bonnes vieilles habitudes !) et ne peux passer devant IKEA sans m'y arrêter (c'est bien trop tentant d'habiter à côté) pour ressortir de l'épicerie suédoise avec mes produits préférés : sirop de fleurs de sureau, petits pains grillés à la cardamome, sauce à l'aneth, pain polaire et saumon mariné.

Il m'arrive aussi parfois de faire un saut chez Guy, mon voisin producteur laitier, pour remplir mes bouteilles de verre et lui soustraire quelques bonnes recettes au passage...
Il se trouve que Guy est gourmet. Il aime les bonnes choses dont deux par dessus tout : le far au blé noir de sa maman et le riz au lait à la mode bretonne, entendons-là : cuit au four... D'après lui, rien de tel pour obtenir un riz savoureux. Il était donc tout naturel que je m'enquiers de cette recette ;-)


Je me suis appliquée à suivre ses indications. Guy m'avait conseillé de prendre l'équivalent d'une tasse de riz, de l'arroser d'un litre de lait mélangé avec un peu de sucre, d'enfourner le tout à 200°C et de laisser cuire le temps de se livrer à quelques travaux des champs. 

Avec une touche épicée et de manière plus "mesurée", ça donne la recette suivante...


~ Le riz au lait fermier de Guy, 
parfumé à la vanille et à la cardamome ~

Ingrédients

* 150 g de riz rond (pour moi, ce sera le riz "rizo della Zelata Rosa Marchett, Casine Orsine"... tellement bon !)
* 1 l de lait entier
* 60 g de sucre blond de canne (un peu plus si vous aimez le riz au lait bien sucré)
* 1 cuillère à café de cardamome en poudre
* 1 pincée de vanille en poudre
...

1 ~ Préchauffez le four 200°C. 2 ~ Dans un plat allant au four (du type plat à gratin), versez le riz, le sucre, la cardamome, la vanille.  3 ~ Arrosez de lait et remuez un peu le tout. 4 ~ Enfournez et laissez cuire 45mn environ en contrôlant la cuisson du riz afin de l'arrêter quand vous le jugez suffisamment moelleux. Je ne peux pas être très précise sur ce coup, car la température de mon four est de plus en plus aléatoire.... si bien que je me fie maintenant davantage à mon odorat qu'au minuteur.

Une fois sorti du four, laissez-le refroidir à température ambiante et dégustez-le tiède avec une rasade de lait frais et quelques pistaches concassées...



La prochaine fois que j'irai voir Guy, je lui demanderai sa recette de far au blé noir ;-) Mais avant cela, je dois finir mes enduits !


5 avril 2011

Pesto d'ail des ours comme en Suisse...

Heureuse découverte que celle que nous avons faite ce dimanche : les rives de la Mignonne, petite rivière qui arrose la commune de Daoulas, sont couvertes d'ail des ours !


Vous savez, cette plante sauvage qui pousse dans les sous-bois de février à juin et qui dégage une forte odeur aillée lorsqu'on la froisse. Bien sûr, il ne faut pas la confondre avec le muguet ou la colchique dont les feuillages sont assez semblables mais terriblement toxiques. Toutefois, avec ses fleurs blanches, aucun risque de se tromper ! Celles-ci sont d'ailleurs tout aussi bonnes à manger que les feuilles. Elles peuvent être consommées crues en salade ou en condiment comme les cornichons. On les récoltes alors en boutons et on les conserve dans des bocaux remplis de vinaigre. Pour ma part, je ne les ai encore jamais mangées de cette façon (cela ne saurait tarder !), mais j'ai appris en Suisse à récolter les feuilles pour en faire du pesto. Celui-ci est un vrai régal avec les pâtes, surtout si on y ajoute quelques légumes : des petits pois ou des dés de tomates fraîches, un filet d'huile d'olive et un peu de parmesan râpé... mum !




Après notre abondante cueillette de ce dimanche, j'ai donc poursuivi sur ma  "verte lancée" avec un pesto d'ail des ours ou "bärlauch" en suisse allemand ;-)

Si ce pesto s'accommode particulièrement bien avec les pâtes, il est excellent aussi en apéritif avec des petits feuilletés natures ou des bâtonnets de légumes. Il peut enfin remplacer la persillade et se cuisiner avec les palourdes, les coques, les escargots, les oeufs mimosas...


~ Pesto d'ail des ours ~

Pour deux petits pots de yaourt.

Ingrédients

* 100 g d'ail des ours (feuilles fraîches)
* 30 g de pignons grillés
* 5 cuillères à soupe d'huile d'olive
* 30 g de bon parmesan grossièrement râpé
* 1 cuillère à café rase de sel
* poivre du moulin
* piment en poudre (facultatif)
...

1 ~ Lavez l'ail des ours et passez-les feuilles à l'essoreuse à salade pour bien les débarrasser de leur eau. 2 ~ Mixez ensuite les feuilles grossièrement et réservez. 3 ~ Faites griller les pignons en les faisant revenir quelques minutes à feu vif dans une poêle sans matière grasse. Les pignons étant très gras, ils brûlent très vite. A bien surveiller, donc ! 4 ~ Ajoutez les pignons grillés dans le récipient du mixeur, puis le parmesan râpé, le sel, le poivre, le piment et l'huile d'olive et mixez de nouveau le tout jusqu'à obtenir une pâte satisfaisante. 5 ~ Goûtez pour vérifier l'assaisonnement, rectifiez si nécessaire avec le sel, le poivre ou l'huile d'olive. 6 ~ Une fois la préparation validée, répartissez le pesto dans des petits pots en verre et conservez-les au frais (1 mois environ). N'hésitez pas à congeler le pesto en utilisant un bac à glaçons afin de faire des petites portions individuelles que vous pourrez utilisez au fur et à mesure de vos envies et rallongez avec un peu d'huile d'olive. Bon appétit :-)


Je profite enfin de ce billet pour glisser une petite info potagère qui intéressera les amateurs d'orties en purée comme en purin : Le festival Orties Folies aura lieu cette année, les 9 et 10 avril 2011, à La Haye-de-Routot en Normandie. Pour consulter le programme, c'est par ici !

1 avril 2011

Thé vert, chocolat blanc et fleurs rose thé pour entamer le Printemps

Première publication en direct du jardin ! Le wifi marche bien, mais quelle drôle de situation que de pianoter sur le clavier à quelques mètres des vaches laitières de notre voisin et sous l'intense gazouillis des oiseaux, premiers à se réjouir de l'arrivée du printemps.

Le soleil apporte enfin un peu de chaleur et la végétation se transforme de jour en jour. Je contemple sans la moindre lassitude les branches du pêcher qui se couvrent de délicates petites fleurs  roses, tandis que le poirier, plus précoce, disparaît sous de généreuses grappes blanches. 
Le séjour parisien a laissé pléthore de beaux souvenirs et j'apprécie à présent de pouvoir  me consacrer à la mise en place du potager. A force de labeur et de patience, les parcelles prennent forme et les plantations s'organisent. La Foire Bio de Landerneau nous a permis de nous approvisionner en semences  auprès de l'Association Kokopelli. J'ai donc bon espoir de voir pousser quelques curiosités végétales comme des courgettes jaunes à col crookneck, des betteraves rouges de détroit, des panais "white geme", des potimarrons "Hokkaido verts", de l'aneth "Mammoth"... aux côtés d'autres espèces plus courantes.

Côté pâtisserie, rien de très nouveau, mais pas rien pour autant !
Pour accueillir les amies venues de Suède, c'est un cake marbré au thé vert et au chocolat blanc, fleuri d'une branche de cognassier du Japon, que nous avons dégusté au beau milieu du verger. Le Thé Matcha utilisé cette fois-ci m'avait été offert par Kaori à son retour du Japon il y a déjà quelques mois... Les photos lui sont donc dédiées :-) Suivra bientôt une publication consacrée aux sakura mochi de Chihiro, cette pâtisserie traditionnelle japonaise enveloppée dans une feuille de cerisier.


25 mars 2011

Carotte, cannelle et noix de coco pour finir l'hiver...

Beaucoup me l'avait dit, mais je n'y croyais qu'à moitié. Pourtant, je dois reconnaître que je n'ai jamais autant apprécié Paris que depuis que j'en suis partie. En 10 jours, j'ai fait plus de choses qu'au cours des 6 derniers mois de ma vie active parisienne.
Pour commencer il y a eu le festival Ciné Nordica et sa dose de frissons. En effet, la plupart des films sélectionnés cette année dressaient un portrait assez terrifiant des pays scandinaves, les problèmes liés à l'alcool et à la famille étant des plus récurrents. J'ai quand même beaucoup aimé le long métrage suédois de Pernilla August, Svinalängorna, tout comme Submarino de Thomas Vinterberg (film danois), Maata Meren Alla de Lenka Hellstedt (film finlandais) ou encore Upperdog de Sara Johnsen (film norvégien).
Il y a eu ensuite, dans un tout autre registre, la première représentation de Cendrillon à l'Opéra Comique, la visite des Docks de Ris où un éco-quartier verra bientôt le jour, un succulent dîner chez Kunitoraya II (5, rue Villedo - 75001 paris), des haltes gourmandes Chez Prosper (7 avenue du Trône - 75011 Paris), Pain de sucre, Affären, à La Ferme Opéra ou encore au bien aimé marché d'Aligres...  ainsi qu'une flopée de belles rencontres.


De retour en Bretagne, je me suis souvenue que j'avais réalisé un délicieux gâteau juste avant de partir et que j'avais mis de côté les photos pour une publication future. Le moment est donc venu de vous les montrer. La recette avait été empruntée à Patoumi sur Poppies in October (voir son billet du 26 février 2011 dédié au Coconut Carrot Cake).

Sa consistance humide et son glaçage dégoulinant en ont fait un gâteau digne d'une belle fin d'hiver...


Ingrédients

Pour un moule à cake de 18x8 cm.

* 170 g de carottes
* 60 g de noix de coco râpée
* 1 cuillère à café bombée de cannelle
* 1 cuillère à café bombée de poudre à lever
* 100 g de farine de blé T.60
* 150 g de sucre blond de canne en poudre
* 120 g de beurre 1/2 sel
* 2 oeufs
...

1 ~ Préchauffez votre four à 180°C. Faîtes fondre le beurre à feu doux. 2 ~ Dans un saladier, mélangez la farine, la levure chimique, le sucre en poudre, la noix de coco râpée et la cannelle. 3 ~ Faites un puits au milieu et versez le beurre fondu. Mélangez avec une cuillère en bois et incorporez les oeufs un à un. 4 ~ Râper les carottes finement et laissez la peau si elles sont bio. Ajoutez-les au reste des ingrédients et mélangez bien. 5 ~ Beurrez un petit moule à cake (18x8 cm) et versez la pâte dedans. Comptez environ 45 minutes de cuisson, la lame du couteau doit ressortir sèche. Laissez le gâteau refroidir à l'air ambiant et conservez-le ensuite au réfrigérateur. Pour le glaçage, il suffit de battre du fromage blanc (l'équivalent d'un petit pot individuel ou 1 fromage frais Malo dans mon cas) avec du sucre glace (2 cuillères à soupe) et du jus de citron (2 cuillères à soupe). Celui-ce se figera au contact du froid.


Petite info suédoise pour compléter le tout : le plateau a été dessiné par la designer suédoise, Maria Holmer Dahlgren, qui est également l'auteure d'une jolie série de cartes postales en vente actuellement chez IKEA !