27 avril 2011

Le riz au lait des jours fermiers

Fini les virées nocturnes au Monop' et les bousculades au marché d'Aligre. Qui dit nouveau mode de vie, dit aussi nouvelles lubies alimentaires.


Le dimanche, jour de marché à Daoulas, je ne repars jamais sans quelques tacauds pour lever des filets ni quelques chèvres fermiers de Plougastel (sec, frais, cendré, au poivre, au thym, aux graines de fenouil...) que j'aime ensuite disposer sur une plaque d'ardoise. Bien sûr, cela ne peut aller sans l'excellent pain de la ferme du Guerniec où je me rends deux fois par semaine, le mardi et le vendredi soir. En plus d'être bio, beau et bon ce pain se conserve incroyablement bien.

A la ferme du Guerniec, le pain est si joliment façonné que l'on hésite à le couper. Pourtant, une fois tranché, on se croirait sur un petit nuage :-)

Le mercredi, c'est à Sainte-Marguerite, une autre ferme à deux pas de chez nous, que je m'approvisionne en produits frais et biologiques (oeufs, fruits, légumes, viande...). Je complète enfin par quelques achats à la Biocoop, Leclerc ou Picard (on ne se défait pas si vite de ses bonnes vieilles habitudes !) et ne peux passer devant IKEA sans m'y arrêter (c'est bien trop tentant d'habiter à côté) pour ressortir de l'épicerie suédoise avec mes produits préférés : sirop de fleurs de sureau, petits pains grillés à la cardamome, sauce à l'aneth, pain polaire et saumon mariné.

Il m'arrive aussi parfois de faire un saut chez Guy, mon voisin producteur laitier, pour remplir mes bouteilles de verre et lui soustraire quelques bonnes recettes au passage...
Il se trouve que Guy est gourmet. Il aime les bonnes choses dont deux par dessus tout : le far au blé noir de sa maman et le riz au lait à la mode bretonne, entendons-là : cuit au four... D'après lui, rien de tel pour obtenir un riz savoureux. Il était donc tout naturel que je m'enquiers de cette recette ;-)


Je me suis appliquée à suivre ses indications. Guy m'avait conseillé de prendre l'équivalent d'une tasse de riz, de l'arroser d'un litre de lait mélangé avec un peu de sucre, d'enfourner le tout à 200°C et de laisser cuire le temps de se livrer à quelques travaux des champs. 

Avec une touche épicée et de manière plus "mesurée", ça donne la recette suivante...


~ Le riz au lait fermier de Guy, 
parfumé à la vanille et à la cardamome ~

Ingrédients

* 150 g de riz rond (pour moi, ce sera le riz "rizo della Zelata Rosa Marchett, Casine Orsine"... tellement bon !)
* 1 l de lait entier
* 60 g de sucre blond de canne (un peu plus si vous aimez le riz au lait bien sucré)
* 1 cuillère à café de cardamome en poudre
* 1 pincée de vanille en poudre
...

1 ~ Préchauffez le four 200°C. 2 ~ Dans un plat allant au four (du type plat à gratin), versez le riz, le sucre, la cardamome, la vanille.  3 ~ Arrosez de lait et remuez un peu le tout. 4 ~ Enfournez et laissez cuire 45mn environ en contrôlant la cuisson du riz afin de l'arrêter quand vous le jugez suffisamment moelleux. Je ne peux pas être très précise sur ce coup, car la température de mon four est de plus en plus aléatoire.... si bien que je me fie maintenant davantage à mon odorat qu'au minuteur.

Une fois sorti du four, laissez-le refroidir à température ambiante et dégustez-le tiède avec une rasade de lait frais et quelques pistaches concassées...



La prochaine fois que j'irai voir Guy, je lui demanderai sa recette de far au blé noir ;-) Mais avant cela, je dois finir mes enduits !


5 avril 2011

Pesto d'ail des ours comme en Suisse...

Heureuse découverte que celle que nous avons faite ce dimanche : les rives de la Mignonne, petite rivière qui arrose la commune de Daoulas, sont couvertes d'ail des ours !


Vous savez, cette plante sauvage qui pousse dans les sous-bois de février à juin et qui dégage une forte odeur aillée lorsqu'on la froisse. Bien sûr, il ne faut pas la confondre avec le muguet ou la colchique dont les feuillages sont assez semblables mais terriblement toxiques. Toutefois, avec ses fleurs blanches, aucun risque de se tromper ! Celles-ci sont d'ailleurs tout aussi bonnes à manger que les feuilles. Elles peuvent être consommées crues en salade ou en condiment comme les cornichons. On les récoltes alors en boutons et on les conserve dans des bocaux remplis de vinaigre. Pour ma part, je ne les ai encore jamais mangées de cette façon (cela ne saurait tarder !), mais j'ai appris en Suisse à récolter les feuilles pour en faire du pesto. Celui-ci est un vrai régal avec les pâtes, surtout si on y ajoute quelques légumes : des petits pois ou des dés de tomates fraîches, un filet d'huile d'olive et un peu de parmesan râpé... mum !




Après notre abondante cueillette de ce dimanche, j'ai donc poursuivi sur ma  "verte lancée" avec un pesto d'ail des ours ou "bärlauch" en suisse allemand ;-)

Si ce pesto s'accommode particulièrement bien avec les pâtes, il est excellent aussi en apéritif avec des petits feuilletés natures ou des bâtonnets de légumes. Il peut enfin remplacer la persillade et se cuisiner avec les palourdes, les coques, les escargots, les oeufs mimosas...


~ Pesto d'ail des ours ~

Pour deux petits pots de yaourt.

Ingrédients

* 100 g d'ail des ours (feuilles fraîches)
* 30 g de pignons grillés
* 5 cuillères à soupe d'huile d'olive
* 30 g de bon parmesan grossièrement râpé
* 1 cuillère à café rase de sel
* poivre du moulin
* piment en poudre (facultatif)
...

1 ~ Lavez l'ail des ours et passez-les feuilles à l'essoreuse à salade pour bien les débarrasser de leur eau. 2 ~ Mixez ensuite les feuilles grossièrement et réservez. 3 ~ Faites griller les pignons en les faisant revenir quelques minutes à feu vif dans une poêle sans matière grasse. Les pignons étant très gras, ils brûlent très vite. A bien surveiller, donc ! 4 ~ Ajoutez les pignons grillés dans le récipient du mixeur, puis le parmesan râpé, le sel, le poivre, le piment et l'huile d'olive et mixez de nouveau le tout jusqu'à obtenir une pâte satisfaisante. 5 ~ Goûtez pour vérifier l'assaisonnement, rectifiez si nécessaire avec le sel, le poivre ou l'huile d'olive. 6 ~ Une fois la préparation validée, répartissez le pesto dans des petits pots en verre et conservez-les au frais (1 mois environ). N'hésitez pas à congeler le pesto en utilisant un bac à glaçons afin de faire des petites portions individuelles que vous pourrez utilisez au fur et à mesure de vos envies et rallongez avec un peu d'huile d'olive. Bon appétit :-)


Je profite enfin de ce billet pour glisser une petite info potagère qui intéressera les amateurs d'orties en purée comme en purin : Le festival Orties Folies aura lieu cette année, les 9 et 10 avril 2011, à La Haye-de-Routot en Normandie. Pour consulter le programme, c'est par ici !

1 avril 2011

Thé vert, chocolat blanc et fleurs rose thé pour entamer le Printemps

Première publication en direct du jardin ! Le wifi marche bien, mais quelle drôle de situation que de pianoter sur le clavier à quelques mètres des vaches laitières de notre voisin et sous l'intense gazouillis des oiseaux, premiers à se réjouir de l'arrivée du printemps.

Le soleil apporte enfin un peu de chaleur et la végétation se transforme de jour en jour. Je contemple sans la moindre lassitude les branches du pêcher qui se couvrent de délicates petites fleurs  roses, tandis que le poirier, plus précoce, disparaît sous de généreuses grappes blanches. 
Le séjour parisien a laissé pléthore de beaux souvenirs et j'apprécie à présent de pouvoir  me consacrer à la mise en place du potager. A force de labeur et de patience, les parcelles prennent forme et les plantations s'organisent. La Foire Bio de Landerneau nous a permis de nous approvisionner en semences  auprès de l'Association Kokopelli. J'ai donc bon espoir de voir pousser quelques curiosités végétales comme des courgettes jaunes à col crookneck, des betteraves rouges de détroit, des panais "white geme", des potimarrons "Hokkaido verts", de l'aneth "Mammoth"... aux côtés d'autres espèces plus courantes.

Côté pâtisserie, rien de très nouveau, mais pas rien pour autant !
Pour accueillir les amies venues de Suède, c'est un cake marbré au thé vert et au chocolat blanc, fleuri d'une branche de cognassier du Japon, que nous avons dégusté au beau milieu du verger. Le Thé Matcha utilisé cette fois-ci m'avait été offert par Kaori à son retour du Japon il y a déjà quelques mois... Les photos lui sont donc dédiées :-) Suivra bientôt une publication consacrée aux sakura mochi de Chihiro, cette pâtisserie traditionnelle japonaise enveloppée dans une feuille de cerisier.


25 mars 2011

Carotte, cannelle et noix de coco pour finir l'hiver...

Beaucoup me l'avait dit, mais je n'y croyais qu'à moitié. Pourtant, je dois reconnaître que je n'ai jamais autant apprécié Paris que depuis que j'en suis partie. En 10 jours, j'ai fait plus de choses qu'au cours des 6 derniers mois de ma vie active parisienne.
Pour commencer il y a eu le festival Ciné Nordica et sa dose de frissons. En effet, la plupart des films sélectionnés cette année dressaient un portrait assez terrifiant des pays scandinaves, les problèmes liés à l'alcool et à la famille étant des plus récurrents. J'ai quand même beaucoup aimé le long métrage suédois de Pernilla August, Svinalängorna, tout comme Submarino de Thomas Vinterberg (film danois), Maata Meren Alla de Lenka Hellstedt (film finlandais) ou encore Upperdog de Sara Johnsen (film norvégien).
Il y a eu ensuite, dans un tout autre registre, la première représentation de Cendrillon à l'Opéra Comique, la visite des Docks de Ris où un éco-quartier verra bientôt le jour, un succulent dîner chez Kunitoraya II (5, rue Villedo - 75001 paris), des haltes gourmandes Chez Prosper (7 avenue du Trône - 75011 Paris), Pain de sucre, Affären, à La Ferme Opéra ou encore au bien aimé marché d'Aligres...  ainsi qu'une flopée de belles rencontres.


De retour en Bretagne, je me suis souvenue que j'avais réalisé un délicieux gâteau juste avant de partir et que j'avais mis de côté les photos pour une publication future. Le moment est donc venu de vous les montrer. La recette avait été empruntée à Patoumi sur Poppies in October (voir son billet du 26 février 2011 dédié au Coconut Carrot Cake).

Sa consistance humide et son glaçage dégoulinant en ont fait un gâteau digne d'une belle fin d'hiver...


Ingrédients

Pour un moule à cake de 18x8 cm.

* 170 g de carottes
* 60 g de noix de coco râpée
* 1 cuillère à café bombée de cannelle
* 1 cuillère à café bombée de poudre à lever
* 100 g de farine de blé T.60
* 150 g de sucre blond de canne en poudre
* 120 g de beurre 1/2 sel
* 2 oeufs
...

1 ~ Préchauffez votre four à 180°C. Faîtes fondre le beurre à feu doux. 2 ~ Dans un saladier, mélangez la farine, la levure chimique, le sucre en poudre, la noix de coco râpée et la cannelle. 3 ~ Faites un puits au milieu et versez le beurre fondu. Mélangez avec une cuillère en bois et incorporez les oeufs un à un. 4 ~ Râper les carottes finement et laissez la peau si elles sont bio. Ajoutez-les au reste des ingrédients et mélangez bien. 5 ~ Beurrez un petit moule à cake (18x8 cm) et versez la pâte dedans. Comptez environ 45 minutes de cuisson, la lame du couteau doit ressortir sèche. Laissez le gâteau refroidir à l'air ambiant et conservez-le ensuite au réfrigérateur. Pour le glaçage, il suffit de battre du fromage blanc (l'équivalent d'un petit pot individuel ou 1 fromage frais Malo dans mon cas) avec du sucre glace (2 cuillères à soupe) et du jus de citron (2 cuillères à soupe). Celui-ce se figera au contact du froid.


Petite info suédoise pour compléter le tout : le plateau a été dessiné par la designer suédoise, Maria Holmer Dahlgren, qui est également l'auteure d'une jolie série de cartes postales en vente actuellement chez IKEA !

10 mars 2011

Info Éclair pour une vente Éphémère...

Les rendez-vous parisiens se succèdent et ne se ressemblent pas. Après Ciné Nordica, direction la Boutique Éphémère où sont présentés les élégants souliers d'Audrey (Escarpin Charles IX bicolore, Derby Clown Noir & Blanc, Richelieu à pompons...) aux côtés de 14 autres créatrices. Cela se passe du 8 mars au 8 avril au Lieu 37, rue des petites écuries dans le 10e arrondissement de Paris. Maintenant que l'information est donnée, n'hésitez pas à la faire tourner ;-)  

27 février 2011

Rendez-vous nordique

Enfin une bonne raison de revenir sur Paris ! Avec le festival Ciné Nordica qui revient pour une 3ème édition au cinéma du Panthéon, c'est l'occasion de s'évader 5 jours en Suède, en Norvège, au Danemark, et en Finlande...

22 février 2011

Toujours de la verdure avec une Tarte à pois relevée de gorgonzola...


Avec l'arrivée des beaux jours, l'apparition des bourgeons et des premières fleurs, le jardin devient source d'attraction permanente. Je me plais à imaginer tous les fruits et légumes que nous pourrons bientôt récolter. Pêches, pommes, poires, nèfles, abricots, cerises, raisin, figues, noisettes... la liste est longue et pourtant l'inventaire végétal n'est pas terminé !  Pourvu seulement que les oiseaux ne soient pas trop gourmands et que je me découvre une main suffisamment verte pour donner vie au potager.


En attendant, je continue de me faire la main sur les tartes salées en variant les garnitures et en m'inspirant des belles couleurs que nous offre la nature : le vert tendre des jeunes pousses, le jaune lumineux des jonquilles, des forcicias et des mimosas qui pigmentent les paysages, les bruns terreux de l'humus et vermoulus des feuilles mortes et les gris pastels du lichen éparpillé sur les écorces d'arbre... Vu depuis notre presqu'île bretonne, l'arrivée du printemps est un régal pour les yeux ! 


~ Tarte aux petits pois & gorgonzola ~

Pour cette garniture de tarte salée, j'ai privilégié sans le savoir, une variété bretonne de petits pois : les Garden Peas. Derrière cette appellation anglo-saxonne se cache en effet des gros pois cultivés en Bretagne. Le hasard est bien fait ;-) 

Ingrédients

Pour un moule à tarte de 22cm de diamètre

Pour la pâte (260 g) :

* 135 g de farine de blé T65
* 75 g de beurre ramolli coupé en morceaux
* 1 pincée de sel
* 1 à 3 cuillères à soupe d'eau bien froide

Pour la garniture :

* 200 g de petits pois de gros calibre appelés "garden peas" (on les trouve en surgelés chez Picard)
* 100 ml de crème de soja liquide
* 2 oeufs
* 60 g de gorgonzola environ (plus ou moins selon les goûts)
* Sel et Poivre noir moulu
...

Préparation de la pâte

1 ~ Versez la farine et le sel dans un grand saladier. 2 ~ Ajoutez le beurre et malaxez avec les doigts jusqu'à ce que ce dernier soit parfaitement incorporé puis versez l'eau et pétrissez la pâte pour former une boule. 3 ~ Abaissez la pâte sur un moule à tarte, piquez le fond à la fourchette. 4 ~ Placez au réfrigérateur et laissez reposer 30 minutes.

Préparation de la garniture

1 ~ Faites cuire les petits pois dans une eau salée. Egouttez et réservez. 2 ~ Coupez le gorgonzola en morceaux épais et réservez également.

Assemblage

1 ~ Préchauffez le four à 180°C. 2 ~ Faites cuire la pâte à blanc 10 minutes (de préférence avec des billes de céramique ou des pois secs pour éviter qu'elle ne gonfle et se déforme). 3 ~ Cassez les oeufs dans un saladier, fouettez-les et prélevez-en un peu pour badigeonner la pâte sur toute sa surface (cela permet de la rendre perméable et de dorer les bords). 4 ~ Enfournez de nouveau 10 minutes. 5 ~ Disposez les petits pois sur le fond de tarte. 6 ~ Ajoutez la crème de soja aux oeufs battus, salez et versez ce mélange sur les petits pois en prenant soin de bien le répartir. 7 ~ Eparpillez les morceaux de gorgonzola par dessus et poivrez. 8 ~ Ré-enfournez pour 20 minutes de cuisson à 180°C.



12 février 2011

Un peu de verdure avec une tarte aux poireaux-tofu-tapenade et sa pâte brisée au parmesan...

Totale improvisation pour cette recette de tarte salée végétarienne et totale réussite ! Je m'empresse donc de vous la faire partager :-)


Poireaux, tofu aux herbes, tapenade, crème de soja, parmesan... j'ai composé avec les moyens du bord. Idem pour la technique, puisque c'est le moule à manqué réservé au cheese-cake qui a fait office de plat à tarte. Cela a finalement permis de réaliser des bords bien hauts et bien réguliers à la façon des tourtes de chez Queen Ann (5, rue Simon-le-Franc - 75004 Paris) où j'aimais aller me restaurer du temps de ma vie active parisienne. Mais revenons à la pâte... la particularité de celle-ci (outre le parmesan) est d'avoir été cuite à blanc à deux reprises et badigeonnée d'oeuf (jaune + blanc) avant l'ajout de la garniture. On obtient ainsi un socle de pâte parfaitement cuit (car bien étanche), des bords joliment dorés sur le dessus, une excellente tenue à la coupe et une texture friable juste comme il faut. Que vous dire d'autre, si ce n'est... Ciel, que c'était bon !


~ Tarte aux poireaux, tofu et tapenade 
et sa pâte brisée au parmesan ~

Ingrédients

Pour un grand moule à tarte de 20cm de diamètre + 2 mini moules à tartelette pour exploiter l'excédent !

Pour la pâte (260 g) :

* 135 g de farine de blé T65
* 75 g de beurre ramolli coupé en morceaux
* 30 g de parmesan râpé
* 1 pincée de sel
* 1 à 3 cuillère à soupe d'eau bien froide

Pour la garniture :

* 340 g de poireaux
* 60 g de tofu aux herbes potagères (soit 1/2 tranche de la marque Soy)
* 100 ml de crème de soja liquide
* 2 oeufs
* 45 g de tapenade noire
* 3 cuillères à soupe d'huile d'olive

...

Préparation de la pâte

1 ~ Versez la farine, le sel et le parmesan dans un grand saladier. 2 ~ Ajoutez le beurre et malaxez avec les doigts jusqu'à ce que ce dernier soit parfaitement incorporé puis versez l'eau et pétrissez la pâte pour former une boule. 3 ~ Abaissez la pâte sur un moule à tarte, piquez le fond à la fourchette. 4 ~ Placez au réfrigérateur et laissez reposer 30 minutes.

Préparation de la garniture

1 ~ Râpez grossièrement le tofu avec une râpe à carottes et réservez. 2 ~ Fendez les poireaux en deux dans le sens de la longueur en conservant un peu de vert, puis coupez les en petits tronçons de 0,5cm de large. 3 ~ Faites-les revenir à la poêle avec l'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils soient tendres, mais encore un peu croquants. 4 ~ Ajoutez le tofu et prolongez la cuisson de 5 mn, salez, poivrez.

Assemblage

1 ~ Préchauffez le four à 180°C. 2 ~ Faites cuire la pâte à blanc 10 minutes (de préférence avec des billes de céramique ou des pois secs pour éviter qu'elle ne gonfle et se déforme). 3 ~ Cassez les oeufs dans un saladier, fouettez-les et prélevez-en un peu pour badigeonner la pâte sur toute sa surface (cela permet de la rendre perméable et de dorer les bords). 4 ~ Enfournez de nouveau 10 minutes. 5 ~ Etalez la tapenade sur le fond de tarte puis disposez le mélange poireaux/tofu par-dessus. 6 ~ Ajoutez la crème de soja aux oeufs battus et versez ce mélange sur les poireaux en prenant soin de bien le répartir. 7 ~ Ré-enfournez pour 20 minutes de cuisson à 180°C. 

7 février 2011

Bruyère, fougère et camélia...


Un bouquet composé avec amour dans la fraicheur matinale a suffit à me convaincre de débroussailler les talus qui bordent le champ voisin... de braver les ronces et de combattre le lierre qui s’est emparé des arbres. La tâche était ardue et nécessitera d’être répétée. Pour l’heure, je me sustente d’un cheese-cake à la bergamote dont la recette n’est autre que celle-là (le citron vert ayant été remplacé par une bergamote). Il faut bien reprendre des forces après tout ça ;-)

6 février 2011

Cake façon Kougelhof à l'eau de fleur d'oranger

Et moi qui avais pensé que le temps filerait moins vite en 2011... Que la vie à la campagne serait calme et paisible... Et que l’effervescence de la vie parisienne me manquerait vite... Que nenni ! Depuis notre arrivée, pas un jour de répit. Pas un jour non plus sans que je ne m’extasie sur la beauté du ciel et des paysages qui nous entourent. Chaque jour je savoure le bonheur d’avoir un jardin avec quantité de choses à explorer (C'est mon côté Carl von Linné) et de l’espace à ne plus savoir qu’en faire. 



Un seul bémol : le froid. En grande habituée des Pays Nordiques que je suis, j’ai pris goût aux intérieurs chauds et douillets ; ce qui est loin d’être le cas dans notre nouvel habitat. En attendant que les travaux d’isolation soient terminés et que notre poêle à bois scandinave soit installé (avant le printemps j’espère !), il faut aller chercher le réconfort ailleurs... Et cela se passe bien entendu en cuisine :-) Comme l’agencement provisoire de celle-ci est assez primaire et que la plupart des ustensiles sont encore dans les cartons, je me contente de choses simples mais nourrissantes et j'en profite pour revisiter mes “classiques”. Dernièrement, c’est la recette du kardemummakaka (gâteau suédois à la cardamome) qui a servi de base pour un cake parfumé à l’eau de fleur d’oranger.


L’idée était d’étrenner un moule à Kougelhof déniché chez Emmaüs et de réaliser un gâteau consistant à déguster frais avec une bonne tasse de thé bien chaude. Résultat ? On  retrouve la texture riche et dense du kardemummakaka et la douceur des pâtisseries orientales. C'est exactement ce qu'il nous fallait pour combattre le froid !


~ Cake façon Kougelhof à l’eau de fleur d’oranger ~

Pour 8 personnes

* 3 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
* 200 g de beurre doux en pommade (il ne doit surtout pas être fondu)
* 200 g de sucre
* 3 œufs
* 300 g de farine de blé (type 65)
* 1 cuillère à café rase de poudre à lever
* 100 ml de crème liquide au soja (ou classique)
* sucre glace pour décorer
...

1 ~ Fouettez énergiquement le sucre et le beurre en pommade, puis ajoutez les œufs un à un en mélangeant bien et l'eau de fleur d'oranger. 2 ~ Dans un second récipient, mélangez la poudre à lever et la farine, puis incorporez ce mélange à la première préparation en alternant avec la crème liquide. Remuez consciencieusement le tout à l’aide d’une spatule jusqu’à obtention d’une pâte souple et bien lisse. 3 ~ Versez la pâte dans un moule à cake préalablement beurré. 4 ~ Enfournez à 175° C (four préchauffé) et laissez cuire 40 mn. 5 ~ Une fois la cuisson terminée, éteignez le four et laissez le gâteau 15 mn encore à l’intérieur. 6 ~ Faites-le ensuite refroidir à l'air ambiant avant de le mettre au réfrigérateur où il devra reposer au moins 1 heure (l’idéal étant toute une nuit) avant d’être dégusté. Servez le gâteau bien frais, saupoudré de sucre glace et, éventuellement, avec un peu de crème fouettée.

31 décembre 2010

Je suis à l'Ouest...

Après plusieurs années d'hésitation entre la Bretagne, Paris et le Grand Nord, je me suis finalement décidée à mettre le cap à l'Ouest pour rejoindre Mister D. dans ses contrées lointaines, au fin fond du Finistère. 

6 heures de route, une signature chez le notaire, et nous voici fraîchement débarqués sur la presqu'île de Logonna-Daoulas pour décharger le camion et prendre possession des lieux. Surréaliste !
Ce soir, ce sera le réveillon du nouvel an et la 1ère nuit dans notre nouvelle maison au milieu des cartons. Nous verrons, demain matin, à quoi ressemble notre nouvel horizon.

Bye Bye Paris... Bonjour la Bretagne ! Et Bonne Année 2011 à tous :-)

25 décembre 2010

Premiers pas en Laponie suédoise...

C’est un rêve d'enfant que je viens d’accomplir et j'en suis encore toute émoustillée. La première impression a été magique. Au point d’en oublier les mésaventures du trajet Paris-Stockholm avec Eurolines et c’est tant mieux !



Car avant d'atteindre le Grand Nord avec Norwegian, j’avais eu l’idée un peu folle de prendre le car... ignorant que les premiers flocons seraient si précoces cette année et que toutes les routes d’Europe du Nord disparaitraient sous la neige ! Au-delà des conditions météo peu favorables à ce type de trajet, j’était loin d’imaginer le calvaire que représente un si long voyage (plus de 36h) avec Eurolines. L’aller comme le retour ont été désastreux, mais je ne m’étendrai pas sur le sujet ici (j'irai grogner sur les forums). Je vous déconseille juste de tenter l’expérience comme moi ! Je préfère vous livrer le récit en images de mes premiers pas en Laponie suédoise... ou plus exactement dans le Norrbotten puisque je m'étais aventurée à Umeå dans le Västerbotten il y a quelques années et qu'il semble que cette région fasse déjà partie du Lappland (Laponie suédoise), mais c'était l'été et le climat était bien différent.

Cette fois, c'est donc coiffée de ma fidèle ouchanka et vêtue d'un pantalon en Gore-Tex, de moufles en laine et de bottes poilues norvégiennes que j'ai posé les pieds sur le sol de l'aéroport de Kallax, parée pour le grand froid. Il était tout juste 14h, la nuit commençait déjà à tomber et l'air était piquant.



Sur place, j'ai retrouvé Sven, mon hôte suédois, et nous avons aussitôt pris la route de Luleå pour rejoindre sa femme Elisabet qui nous attendait à Kulturens Hus, la maison de la culture, pour  l'incontournable fika suédois... s'ensuivit un petit tour de la ville de nuit et une halte au Norrbotten Teatern, le théâtre de Norrbotten, avant de rejoindre le petit village de Ersnäs pour mon premier glögg au coin du feu et ma première nuit en Laponie :-) 



Là-bas, j'ai aussi retrouvé une luge en bois comme celle empruntée à Funäsdalen, mais en version "rouge" cette fois. Un engin très facile à manier et parfaitement adapté aux petits déplacements de proximité ! Voilà  comment j'ai pu visiter Ersnäs en un tour de piste.

Pour nous rendre ensuite à Gammelstad, un petit village situé au fond du golfe de Botnie, nous avons emprunté un chemin un peu particulier, appelé ici isvägen ou "route de glace" puisqu'il s'agit d'une route sur un lac gelé permettant, l'hiver, le passage de Avan à Bränslen.


La glace a beau être très épaisse, cela n'a rien de rassurant. Lors de cette traversée, j'ai d'ailleurs pensé à cette scène du film norvégien NORD où l'on voit ce pauvre Sámi enchaîné à son scooter des neiges qui est entraîné sous la glace pendant son sommeil...




C'est un exemple exceptionnel et merveilleusement bien conservé d'un type de ville autrefois très répandu dans le nord de la Suède : la ville-église.

On y trouve plus de 400 maisons en bois, serrées autour de l'église en pierre construite au début du xve siècle. A cette époque, les maisonnettes n'étaient utilisées que les jours de culte et de fêtes religieuses par les fidèles venus des campagnes environnantes. Aujourd'hui, elles servent encore à accueillir les paroissiens, conviés trois ou quatre fois par an à une fête religieuse, tandis que la maisonnette portant le numéro 253, située Framlänningsvägen, est ouverte aux visiteurs durant les mois d'été.


~ Nederluleå kyrka ~

L'église de Nederluleå est la plus grande église médiévale du Norrland. Elle possède une décoration et un aménagement intérieur très riche ainsi qu'un imposant orgue.

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de cette église, très chaleureuse avec ses peintures murales à la chaux et toutes ces petites lampes suspendues, faites  de feuilles de métal, qui brillent comme des lucioles à la tombée de la nuit.




Le lendemain, c'est la route de Jokkmokk (un nom qui, petite, me faisait déjà rêver... comme celui de Korvatunturi) que nous avons empruntée pour nous rendre à Harads.


Parmi les bouleaux et les pins recouverts de neige, j'y ai découvert un lieu des plus surprenants : un hôtel situé entre terre et ciel avec 4 maisons perchées dans les arbres et un sauna au fond des bois.



Tree Hotel est un lieu où la nature, les valeurs écologiques, le confort et le design moderne se combinent pour offrir aux visiteurs une expérience hors du commun et il faut reconnaître que c'est très réussi... A l'origine du concept : le film Trädälskaren de Jonas Selberg qui racconte l'histoire de trois citadins partis à Harads pour construire une cabane dans les arbres et philosopher sur les grandes questions de la vie.




La vision de cette cabine a quelque chose de futuriste... elle est comme un vaisseau sorti des eaux, un corps étranger dans les arbres. Mais son emplacement aérien n'a pas été choisi par hasard : The cabin surplombe la rivière Lule pour une vue des plus magnifiques...






En choisissant cette chambre, on est sur d'y trouver un petit nid douillet... à condition de ne pas avoir le vertige et de ne pas trop forcer sur le glögg avant d'y monter !





Avec ses 4 faces de verre réfléchissant, cette structure cubique suspendue disparaît complètement dans le paysage. Alors pour ne pas surprendre les oiseaux, les miroirs ont été teintés d'un rayonnement ultraviolet, invisible à l'homme, qui a pour fonction de dévier les oiseaux.



La chambre, Blue Cone, est faite d'une structure en bois qui repose sur trois fondations ancrées dans le sol, pour donner une impression de hauteur et assurer une certaine stabilité. L'accès s'effectue par une passerelle qui rend l'accès possible aux personnes handicapées. Vivre dans la forêt est donc à la portée de tous !



Sous ces latitudes nordiques, l'absence d'un sauna aurait été un comble, surtout au beau milieu des bois. La particularité de celui-ci ? Etre particulièrement propice aux pensées philosophiques... 



Bien sûr, tout cela a un prix : environ 400,00 € la nuit pour deux personnes avec le petit déjeuner inclus, mais l'on peut très bien se contenter, comme je l'ai fait, d'une visite guidée avec Kent Lindvall et se régaler ensuite de viande de renne chez Brittas Penssionat.


Après ça, il a fallu rentrer sur Stockholm... Il y avait encore tant de monde  à voir ! 







Etape incontournable quelle que soit la saison !









~ Ekerö ~

Direction enfin Ekerö, à quelques minutes de Stokholm, pour profiter des derniers beaux rayons du soleil...  

GOD JUL MINA KÄRA VÄNNER!
Än en gång stort tack för er gästfrihet!



... ET JOYEUSES FÊTES A TOUS !